AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

  une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sidney Moriarthy
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/01/2015
MESSAGES : 73

MessageSujet: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Jeu 8 Jan - 22:19

une bouteille de gaz dans une cheminée...

ft. Wes Davelghem


«  J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans un cheminée...Et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop »
T u déambules dans les rues, agilement sur ton skateboard tu t'amuses à te faufiler entre les voitures qui te klaxonnent et toi, tu lèves fièrement ton majeur dans les airs pour les envoyer se faire voir. Et tu continues de tracer ta route en augmentant ta vitesse à l'aide des poussées que tu fais avec ta jambe gauche sur le bitume. T'as l'impression de voler, ta chevelure flotte et ça ferait presque un beau portrait. Même que parfois, t'as l'impression de l'entendre te gueuler; "Putain Sid, arrête tu vas t'envoler" ça, ça te faisait rigoler à chaque fois et tu pouvais entendre le son de sa planche sur le bitume derrière toi, qui tentait de te rattraper et te dépasser. Un goût amer se loge dans ta bouche et t'obliges à arrêter parce que t'as l'impression que tu vas vomir. C'est comme ça, depuis maintenant deux ans, tu le vois partout à chaque pas, à chaque endroit que tu fréquentes il semble là. Tu prends une grande inspiration, alors que t'es descendue de ton skate et tu renifles pour finalement cracher cette tristesse, cette haine que t'as dans la gorge de travers. Ouais, la scène est vachement chic hein? Tu relèves les yeux et tu réalises que t'es en plein milieu de la rue, heureusement y'a pas de circulations mais bon d'un autre côté, tu t'en balances royalement. Tu reprends place sur ton skateboard et tu continues ton chemin comme si de rien n'était. Après un moment, tu finis par t'échouer volontairement sous un arbre et tu sors ton zippo et l'un des joints que tu t'es joliment apportée et tu l'allumes pour en tirer plusieurs lattes fermant les yeux alors que cette merde t'emplie les poumons bien comme il faut. Tu te redresses et tu t'assis en tailleurs, ton joint entre les lèvres et tu observes la rue et ton environnement, puis tu finis par prendre de nouveau une bouffée. Qu'est-ce que tu donnerais pour foutre le camps, partir loin d'ici tout balayer du revers de la main. Le pire c'est que t'as déjà essayé une fois d'échapper à cette vie de merde, et maintenant y'a deux belles cicatrices, une sur chaque poignet  qui te rappellent chaque jour que t'as merdé, que t'as même pas réussi à en finir. Tout ce que tu voulais c'est aller le rejoindre désirant savoir comment c'est de l'autre côté puisqu'il n'a pas eut les couilles de revenir en personne pour te dire comment c'est. Alors voilà, depuis tu portes constamment ces gros pulls à manches longues deux fois trop grand pour toi, tu veux cacher au monde ta douleur visible sur ta peau, mais l'invisible aussi. De toute façon, personne a rien à foutre de tes états d'âme, de tes sautes d'humeurs irrégulières du fait que t'ailles les phalanges en sang trop souvent parce que tu cherches la bagarre pour un si ou pour un rien. Tu termines ton joint et t'écrases le mégot que tu rejettes un peu plus loin. Soudainement, ton regard se plisse et tu fixes cette silhouette qui passe dans la rue à quelques pas à peine de toi, on pourrait te penser une véritable obsédée à le regarder de cette façon, mais t'as l'impression de l'avoir déjà vue. Tu demeures là, tapis dans l'ombre comme un animal sauvage, ouais voilà tu l'as reconnu après tout y'a des gens qu'on oublie pas, n'est-ce pas? Tu passes ta langue contre tes lèvres sèches et soudainement tu le vois qui s'arrête il a peut-être sentit ton regard perçant sur lui, du coup tu détournes le regard mais ce dernier ne peut pas s'empêcher de se rapporter sur lui et finalement vos regards se croisent et tu lances; « Tiens, tiens, un revenant...» Cinq longues années se sont écoulées depuis la dernière fois où tu l'as vue, à cette période tout te souriait t'avais des ambitions et des projets plein la tête et une joie de vivre débordante, c'était y'a longtemps.  

code by ORICYA.



Dernière édition par Sidney Moriarthy le Mer 21 Jan - 19:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wes Davelghem
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2014
MESSAGES : 146

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Mar 20 Jan - 21:59

tout ça n'est que mensonge,
subterfuge,
t'essaie de retrouver ce que t'as perdu,
dans les ruelles de cette grande ville plus petite que le monde,
perdu dans tes songes.
tu sais même pas si c'est le jour,
si c'est la nuit,
si on est mercredi,
jeudi,
ou vendredi.
l'esprit embrumé par mille questions
qui ne semblent jamais vouloir te lâcher,
tu déambules,
tu flanches,
et tu continues.
vers où ?
vers quoi ?
tu ne sais pas.
faut-il nécessairement savoir où l'on va ?
et puis y a ce regard d'azur qui te happe,
ce regard pour lequel tu te serais damné,
il y a encore quelques années.
- tiens tiens, encore quelqu'un qui a préféré rester terré ici plutôt que de s'envoler.
ta voix est un peu amère,
sidney t'a agacé.
elle était pas aussi cynique,
avant.
qu'est-ce qu'il a bien pu se passer,
pendant cette éternité ?
- sympa ton skateboard. tu sais en faire, ou c'est pour te la péter ?
ta question n'a rien de méchant,
même si on peut penser le contraire en t'entendant.
- j'dis ça parce que je t'ai jamais vu en faire, hein.
tu préfères préciser,
histoire de ne pas la laisser mal interpréter.
tu te sens tout à coup totalement perdu,
et tout ce qui te faisait jusqu'à présent avancer a disparu.
- tu fais quoi, ici, toute seule ?
peut-être qu'elle en a marre de toutes tes questions,
sidney,
mais à défaut d'elles aussi les ressasser
une fois la nuit tombée,
tu préfères les lui poser.


((pardon pardon pardon pour le retard, j'espère que ça ira. ))
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sidney Moriarthy
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/01/2015
MESSAGES : 73

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Mer 21 Jan - 19:37

une bouteille de gaz dans une cheminée...

ft. Wes Davelghem


«  J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans un cheminée...Et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop »
S'il savait ce qui t'es arrivée pendant ces cinq dernières années, il comprendrait pourquoi t'as cet air ou peut-être pas? Aussitôt, il te répond et un sourire en coin à peine visible se loge au coin de ta bouche. Tu te souvenais pas à quel point, il pouvait avoir une répartie tranchante et ça te fait du bien puisque t'as toujours l'impression que les gens agissent avec des pincettes avec toi, mais eux c'est parce qu'ils savent, alors que lui ne sait pas (encore) les gens quand ils posent leurs regards sur toi, tu peux y voir cette étincelle de pitié et même parfois, ils n'osent même pas te regarder préférant simplement t'éviter. Pourtant lui, il a son regard encré dans le tien et il ne te ménage pas. T'aurais envie de le remercier pour ça, mais tu décides d'opter pour le silence de toute façon il ne comprendrait pas. C'est con, mais t'as cette boule qui se forme dans ton ventre lorsque tu entends ses mots. Ouais, pourquoi t'es toujours terré ici? Pourquoi, t'as pas essayée de t'envoler comme un oiseau migrateur qui vole pour le sud cherchant des jours meilleurs. Pourtant, t'as essayée de t'envoler déjà, de partir ailleurs toi aussi, mais t'as échouée les marques sur tes poignets te le rappellent chaque jour et se sera comme ça pour le reste de ta vie. Tu t'humectes les lèvres et il enchaîne en te demandant si tu sais faire du skateboard ou si c'est juste pour te la péter. Tu fronces les sourcils et tes yeux se posent sur ta planche, puis il reprend en disant qu'il t'a dit ça, car il ne t'as jamais vue en faire auparavant. T'as envie de lui crier que s'il n'était pas partie comme un voleur sans te dire où il allait, vous auriez pu en faire ensemble, tu aurais même pu lui apprendre. Puis voilà, elle arrive la fameuse question que tout le monde finisse par te poser -qu'est-ce que tu fais ici toute seule?- T'as jamais compris pourquoi les gens posent cette question, comme si c'était un crime d'être seule avec soi-même. M'enfin, tu sais qu'au final cette question c'est pour meubler les silences, l'espace, le temps... Faire écouler des minutes tout simplement. « Et toi alors? Tu tentes de fuir tes vieux fantômes, dommage que je sois là...» Ouais, tu te traites de fantôme, parce qu'au fond tu en es probablement un fantôme de son passé? Mais t'es aussi un fantôme dans la vie quotidienne, cette image se transpose autant dans le sens figuré que le sens propre, t'es qu'une pâle copie de toi-même qui déambule dans les rues de cette petite ville, à la recherche de quoi? de qui? Tu cherches encore. Doucement, tu te décales c'est une manière discrète de lui proposer de venir s'asseoir près de toi, t'as jamais été douée pour dire ce que tu veux ou exprimer tes émotions. Quand tu tentes, ça fusille de travers et ça créer des blessures. Puis parfois, y'a des balles perdues et du coup t'es blessée aussi et t'as alors une cicatrice de plus qui se dessine venant accompagnée les autres déjà présentes.   

code by ORICYA.



(t'es pardonné, ton post est parfait. )

_________________
Non j'ai braqué personne, planté personne, buté personne, mais j'suis un voyou c'est comme ça qu'on dit tout simplement.J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment, suffisamment pour y penser tout l'temps... VOYOU - FAUVE.


Dernière édition par Sidney Moriarthy le Jeu 22 Jan - 15:49, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wes Davelghem
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2014
MESSAGES : 146

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Mer 21 Jan - 22:34

sidney,
elle a décidé de ne pas te répondre,
alors tu ne vas pas insister.
mais quand même,
t'aimerais bien savoir ce qui a pu changer
pour que toute sa beauté
(la vraie beauté, celle à l'intérieur)
se soit envolée.
envolée,
pas comme elle,
et pas comme tous ces gens
que tu as récemment recroisés.
tu t’assois à ses côtés,
sors une clope,
lui tend ton paquet.
- je ne cherche pas à fuir mes fantômes, sinon je ne serais pas revenu. et mes fantômes ne sont pas mauvais.
pas tous.
pas elle.
le faudrait-il ?
- je suis là pour mon frère mais dès que je pourrai, je repartirai.
sidney s'en fout peut-être,
mais si elle ne répond pas à tes interrogations,
tu resteras vague sur ses questions.
tu n'as aucune raison de te livrer,
si elle préfère restée cacher.
- j'ai vu le monde là-bas. j'ai vu la vie. ça n'a rien à voir avec ici.
doucement,
silencieusement,
tu souris.
un volute de fumée
s'échappe de tes lèvres
et tu le regardes s'envoler.
- à la tombée de la nuit, les gens déambulent comme si la journée ne faisait que commencer.
c'est un sujet sur lequel il ne faut pas te lancer,
sinon tu n'arrêtes plus de parler.
clope au bec,
tu choisis d'arrêter.
après tout,
sidney ne parle pas.
peut-être que tu l'as ennuyée.
- je te souhaite de voir ça un jour. enfin si tu décides de bouger tes fesses d'ici.
nouveau sourire,
un peu moqueur,
mais gentil.
elle a sans doute ses raisons,
à moins qu'elle n'ait trop peur,
de découvrir de nouveau horizons.
peux-tu l'en blâmer ?
le jour où tu t'es volatilisé,
tu as un peu pleuré.
- t'as pas à avoir peur, sidney.
c'était aussi ce que tu lui disais,
il y a quelques années,
quand tu lui courais après.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sidney Moriarthy
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/01/2015
MESSAGES : 73

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Jeu 22 Jan - 16:16

une bouteille de gaz dans une cheminée...

ft. Wes Davelghem


«  J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans un cheminée...Et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop »
Ill prend place à tes côtés et t'expliques qu'il ne fuit pas ses fantômes et que ceux-ci ne sont pas tous méchants. Il sort son paquet de clopes et s'en prend une avant de te tendre le paquet. Sans gêne, tu prends le paquet et vole un bâton cancérigène que tu coinces entre tes lèvres, tu fouilles dans les poches de ta veste trop grande pour toi et tu l'allumes pour venir souffler la fumée doucement entre tes lèvres. Alors comme ça, ses fantômes ne sont pas tous mauvais? Eh bien, il a de la chance lui parce que toi, tes fantômes sont tous des symboles douloureux, des regards fuyants, de la honte sur le visage. Quoi que quand tu y penses, lui, il fait partie de ton passé et il ne semble pas si mauvais, il semble perdu, mais pas mauvais. Il t'explique qu'il est là pour son frère, et dès qu'il pourra il repartira. C'est ça qui arrive, quand on est bien quelque part on fini par ne pas regarder derrière, on ne revient pas. Comme ton frère, il semble bien où il est parce qu'il est jamais revenu pour t'offrir un compte-rendu. Ton coeur se serre dans sa poitrine et tu ne comprends pas pourquoi, c'est comme si t'avais pas envie qu'il reparte une seconde fois? Mais bon, d'un autre côté, cette fois tu es avisée et son départ te fera peut-être moins mal, ou peut-être que se sera le contraire son départ sera douloureux puisque tu l'sais. Il te raconte qu'il a vue le monde là-bas, tes yeux finissent par se poser sur lui avec attention comme si ta curiosité venait d'être piquée à vif. Tu vois son sourire naître sur son visage et tu l'envies, t'aimerais avoir le même un jour toi aussi. Mais t'es jamais partie, t'es une peureuse, une vrai de vrai. Dans ta tête, c'est comme s'il n'avait rien que cette prison qu'est cette ville comme si lorsqu'on franchit la limite de la ville, on tombe dans le néant y'a rien après. Pourtant, lorsque tu l'écoutes de cette manière, tu payerais cher pour tenter d'aller affronter ce néant mais il te manque la dose de courage tout simplement. Tu te doutes bien que ce qu'il a vue n'a rien à voir avec ici, ici c'est fade et gris. Il te raconte que rythme de vie des gens là-bas et ça semble tellement vivant que ça pourrait presque te donner le vertige. Puis, il vient à te souhaiter de voir ça un jour toi aussi. Tu tires sur ta clope et le silence s'installe et ses dernières paroles viennent à te faire vibrer. - t'as pas à avoir peur, sidney.- de nouveau tes yeux azur viennent joindre les siens et tu y demeures ancrée comme si tu tentais de te replonger dans un souvenir agréable et doux du passé. Tu donnerais cher pour retourner à ces moments-là. -J'ai pas peur- lui disais-tu simplement avec le sourire, un sourire amusé et charmeur ça c'était à l'époque aujourd'hui, dire que t'as pas peur serait mentir puisque t'as peur à en crever. T'as soudainement une pensée pour sa mère, t'es allée plusieurs fois lui rendre visite après son départ, car t'espérais toujours qu'il est fini par rentrer à la maison et malheureusement, elle t'annonçait que non. Alors, tu restais discuter avec elle pendant de longues heures autour d'une tasse à chocolat chaud. Et ça te réconfortait parce que lorsque tu plongeais son regard dans ceux de cette femme, tu avais l'impression d'avoir le regard de Wes sur toi. Tes yeux  se posent sur la rue en face de vous et tu demeures silencieuse, puis tes sourcils se froncent et tu viens à souffler; « T'es obligé de repartir?» T'oses pas le regarder, t'aurais trop peur de craquer de te briser et que cette armure d'amertume finisse par tomber. Tu tires à nouveau sur ta clope comme si tu tentais de t'accrocher après quelque chose l'espace d'un moment, puis tu réalises que tes paroles ou plutôt ta question pourrait être mal interpréter alors du coup, tu te reprends en disant; « Je dis ça parce que, si tu repars trop vite t'auras pas la chance de me voir me la péter sur mon skateboard.» Doucement, un sourire s'installe sur ton visage, un sourire moqueur et doux à la fois. Tu glisses ta clope consumée entre tes doigts fins et tes yeux se posent sur lui, puis tu le détailles un peu plus attentivement venant à constater sa petite barbe de deux trois jour sur son visage, ça te fait plisser les yeux et tu lâches un petit rire en disant; « C'est que t'es rendu un homme dis-donc.» Preuve que le temps passe, que les choses changent même si l'on croit que rien ne bouge.   

code by ORICYA.


_________________
Non j'ai braqué personne, planté personne, buté personne, mais j'suis un voyou c'est comme ça qu'on dit tout simplement.J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment, suffisamment pour y penser tout l'temps... VOYOU - FAUVE.


Dernière édition par Sidney Moriarthy le Sam 24 Jan - 18:26, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wes Davelghem
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2014
MESSAGES : 146

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Ven 23 Jan - 18:33

t'es surpris par sa question,
relèves les yeux vers sidney.
elle, elle a arrêté de te regarder.
un rire s'échappe de tes lèvres.
celle que tu as connu est toujours là,
quelque part.
les gens ne changent jamais vraiment,
et quelque part tu préfères ça finalement.
- on en profitera avant que je retourne là-bas.
oui t'es obligé,
sinon tu vas crever,
ton coeur va étouffer,
et ton âme se damner.
- tu dois être  jolie sur ce skate, avec tes cheveux au vent.
tu lui en faisais tout le temps des compliments,
avant.
avant.
de nouveau,
tes prunelles céruléennes
se posent sur elle,
et tu souffles la fumée
pour ne pas t'étouffer.
- toi par contre, t'es toujours pas une femme. aussi plate qu'il y a cinq ans.
tu la taquines bien sûr,
tu ne penses pas ce que tu dis;
juste avant, tu disais la trouver jolie.
- qu'est-ce que tu as fait, pendant toutes ces années ?
est-ce que tu as fait des études ?
est-ce que tu as voyagé ?
et des garçons, tu en as rencontré ?
il y a des milliers de questions que tu voudrais lui poser.
- j'espère que tu as toute la nuit devant toi pour discuter, pardonne ma curiosité.
ton amertume envolée,
tu retrouves l'allégresse
ressentie autrefois à  ses côtés.
tout était si simple entre vous,
que souvent tu avais pensé
revenir en arrière pour l'enlever et l'emmener.
t'es un putain d'égoïste au fond,
tout juste bon à t'occuper de ton plaisir,
pour revenir quand quelqu'un va mourir.
- et si on marchait un peu ?
tu pourras la voir à  l'oeuvre sur son skate,
faire mine de découvrir le monde avec sidney,
avancer sans te retourner.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sidney Moriarthy
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/01/2015
MESSAGES : 73

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Sam 24 Jan - 18:47

PROBLÈME DE POST.

_________________
Non j'ai braqué personne, planté personne, buté personne, mais j'suis un voyou c'est comme ça qu'on dit tout simplement.J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment, suffisamment pour y penser tout l'temps... VOYOU - FAUVE.


Dernière édition par Sidney Moriarthy le Lun 26 Jan - 22:25, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wes Davelghem
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2014
MESSAGES : 146

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Lun 26 Jan - 21:03

tu sais pas quoi dire.
tu restes là,
bouchée bée,
sans rien trouver à répondre pour la réconforter.
tu te contentes d'acquiescer,
pour signifier
"oui oui j'me souviens de lui, c'était un bon gars tommy, quel gâchis.
si t'es triste, si t'as peur, ou si t'as envie de parler de lui,
viens, j't'écouterai, ça te fera du bien."
non,
tu te contentes de serrer sa main un court instant,
en espérant que ta chaleur lui mette un peu
de baume au cœur.
t'as même pas capté
que tu avançais sur son skateboard,
trop absorbé par tes pensées.
maintenant que tu as pleine conscience de ta situation,
tu manques de t'affaler sur le goudron
et préfères lui rendre sa planche plutôt que de passer pour un con.
- t'en auras marre avant que j'ai terminé. le monde est trop grand pour être raconté.
pourtant,
tu jubiles.
t'es tellement excité
que tu ne sais même pas par où commencer.
- j'ai surtout vécu la nuit. joué dans les bars, dans des quartiers un peu pourris. y avait des gars perdus et des filles droguées, des mecs ivres et des nanas débauchées. et puis les autres. tous ceux qui sont pas comme nous, ceux qui ont l'air heureux, ceux qui ont du fric, une belle maison, des enfants et un chien avec un nom d'être humain. pourtant, ils ne l'étaient pas vraiment, heureux.
tu te tais,
recraches ce qu'il te reste de fumée.
ton regard azur se pose sur sidney,
ou plutôt ce qu'il peut en rester.
t'aimerais lui prendre encore la main
et la serrer,
et lui dire combien tu peux être désolé.
pourtant au fond tu le sais,
elle n'a pas besoin de ta pitié,
comme tu n'auras pas besoin de celle de la jeune femme
quand ta mère quittera la vie à son tour.
- tu sais, ton frère, il voudrait pas que tu sois triste.
tu te mords la lèvre.
tu t'aventures sur un terrain glissant,
dont les propos pourraient être blessants.
- je suis revenu parce que ma mère est en train décéder. elle m'a dit "wes, quand ça arrivera, je veux que tu sois fort. la mort fait partie de la vie. la tienne continue, t'as tellement de choses à faire avant qu'elle ne soit à son tour révolue !"
tu passes ton bras autour de ses épaules,
juste comme ça.
rien que de penser à ce futur drame,
tu as envie de fondre en larmes.
- tommy c'était un gars bien.
enfin, tu arrives à le dire.
ton prochain objectif,
c'est de réussir à la faire s'ouvrir,
à défaut de réussir à la faire sourire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sidney Moriarthy
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 06/01/2015
MESSAGES : 73

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Lun 26 Jan - 22:25

une bouteille de gaz dans une cheminée...

ft. Wes Davelghem


«  J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans un cheminée...Et j'vais finir par te sauter au visage si tu t'approches trop »
Tu remarques aussitôt son malaise et son étonnement alors que tu lui apprends pour Tommy, il n'était forcément pas au courant et c'était plus simple on dirait. Maintenant, qu'il sait tu regardes ses prunelles et ne constates aucune lueur de pitié, ça te soulage un peu (beaucoup) d'ailleurs. Il prend soudainement timidement ta main dans la sienne en signe de réconfort, parfois les gestes sont plus des baumes que les mots qui fusent de notre bouche, t'as les doigts glacés et de sentir la chaleur de sa main te fait du bien. Puis, il t'annonce que tu en auras marre de lui et l'entendre avec ses histoires sur le "là-bas" dont, il aime tant. Mais en même temps, tu sais qu'il crève d'envie de partager ça avec toi, alors du coup t'es prête à l'écouter et tu te dis que de rêvasser un peu te permettra peut-être t'anestésier la douleur constante que t'as en toi.  Tu l'écoutes et te pince les lèvres alors que tu te créer des images comme une bande dessinée à chaque qu'il ajoute un mot. Même si tu ne le voudrais pas, tes yeux pétillent alors que t'es absorbée par ses mots, tu finis par lâcher un petit rire et tu baisses un moment le regard pour concerver ton équilibre sur ta planche. Puis soudainement, il te dit des mots qui blessent, mais en même temps qu'ils sont tellement vrais, ton frère ne voudrait pas que tu sois triste et il te botterait le cul en ce moment s'il pouvait alors qu'il te voit dépérir comme ça. Puis soudainement, c'est à son tour de s'ouvrir à toi et de mettre son coeur sur la bitume. Son annonce sonne pour toi, comme un coup dans la gueule, toi non plus tu ne sais pas quoi dire et maintenant les rôles sont inversés, putain ce que la vie peut faire chier parfois. Tu ne peux pas t'empêcher de grimacer devant cette injustice, pourquoi c'est les meilleurs qui partent toujours en premier? T'as jamais rien compris à ça, tu l'écoutes alors qu'il reprend les mots de ta mère et ça te fait sourire malgré tout, t'as l'impression d'entendre la voix douce de celle-ci. Tu trouves ça curieux quand même qu'elle ne t'es jamais parlée qu'elle allait mourir quand tu allais la voir, mais bon en même temps c'est pas un truc qu'on cris sur tout les toîts. La mort, c'est une étiquette de honte, de faiblesse, et tu comprends amplement ce que c'est. il passe un bras autour de toi, du coup tu poses tes yeux azur pour observer le geste et tu t'immobilises pour descendre de ta planche et maladroitement tu t'approches de lui pour le serrer contre toi. Tu t'accroches doucement à lui comme ça alors que tes yeux regardent dans le vague et étrangement cette proximité t'apaise. Tu finis par souffler; « Désolée pour ta mère Wes... Sâche qu'elle aussi c'est une femme extraordinaire.» À croire que tu te ramollis Sid' qu'est-ce qui t'arrives au juste? Vous êtes deux âmes qui fréquentent la mort, et étonnamment c'est cette mort qui vous rejoint.
   

code by ORICYA.


_________________
Non j'ai braqué personne, planté personne, buté personne, mais j'suis un voyou c'est comme ça qu'on dit tout simplement.J'ai fait des choses que j'regrette suffisamment, suffisamment pour y penser tout l'temps... VOYOU - FAUVE.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Wes Davelghem
avatar
DATE D'INSCRIPTION : 30/12/2014
MESSAGES : 146

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   Mar 27 Jan - 22:50

tu sursautes quand sidney descend pour te serrer contre elle.
d'abord les bras ballants,
tu décides enfin de la serrer contre toi doucement.
- ma mère t'aime bien tu sais. elle me parle tout le temps de toi. elle espérait qu'on ait des enfants avant qu'elle meure, mais elle a compris que ça ne se passera pas comme elle l'entend.
sidney fait partie du passé,
et ça t'as eu du mal à le lui faire encaisser.
elle comprend pas ta lubie d'aimer deux filles en même temps,
et surtout de les aimer sincèrement,
naturellement.
toi ça te rend vivant.
t'es triste de la décevoir avant sa mort,
mais qu'y peux-tu, alors qu'elle t'a dit que ta vie continue ?
tu embrasses le front de sidney,
caresses ses cheveux que tu aimes tant,
finis par la relâcher.
c'est petit ici, tu n'aimerais pas qu'on raconte que tu te tapes une troisième fille,
histoire d'achever de détruire ta réputation de poltron.
tu sors encore une fois ton paquet de ta poche,
pour en tirer un bâton de poison que tu fourres entre tes lèvres
comme s'il s'agissait de la libération.
- ce serait sympa qu'un de ces jours tu passes à la maison.
tu ne veux pas la confronter à la mort,
pas après la perte de son frère,
mais ça ferait sûrement plaisir à ta mère.
elle a toujours préféré sidney à toi, de toute façon,
toi, son propre garçon.
si elle savait, sidney, combien de baffes et d'insultes tu as pu te ramasser,
parce que ta mère voyait en toi le mari qui s'était barré avec une minette
des beaux quartiers !
tu l'as détestée, c'est peut-être pour ça que toi aussi tu t'es taillé,
mais maintenant tu te rends compte que tu l'aimes plus que tu ne la hais.
- j'imagine que la vie a suivi son cours toutes ces années ici, qu'il ne s'est rien passé. comme si le temps était figé. non ?
tu peux t'adresser à n'importe qui,
ils te répondront tous pareils :
c'est comme quand tu es parti.
je comprends pas qu'on puisse vouloir vivre pour l'éternité.
si l'éternité est aussi longue que le temps ici,
tu comprends pourquoi les gens préfèrent lâcher la vie.
- un jour je t'emmènerai, là-bas. promis.
tu lui tends ton petit doigt pour qu'elle s'y accroche,
comme la promesse d'un avenir proche.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes   

Revenir en haut Aller en bas
 

une bouteille de gaz dans une cheminée ⱷ wes

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Kim Jae Won ♠ J'suis une sale bête, une bouteille de gaz dans une cheminée et je vais finir pas t'sauter au visage si tu t'approche trop
» Bouteille trouvée dans un logement
» La famille qui vit dans une cheminée
» bouteille gaz argon co2 neuve
» Ivry : Jet d'Une Bouteille d'Acide Dans Une Classe

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
BYE BYE MACADAM :: LA VILLE :: Les rues-